7:LA COURBE D’UN SOUFFLE

LA COURBE D’UN SOUFFLE

« La poésie de Jacques Basse est d’une écriture fine, aérienne, ciselée dans la force de vie. Son vers est sobre, sans fioriture, sans abus de langage, il est simple et vrai : simplement vrai. Le Poète offre ainsi, à la description délicate de l’instant, la beauté d’un temps qui va disparaître, mais sans être jamais oublié ni perdu. Des liens vont se tisser dans l’intervalle, ils vont se faire, puis se défaire, se dissimuler ou bien se perdre ; voilà comme on trouve à ces mots si vifs la profondeur de la retenue, ou, souvent, l’élégance tant espérée de la mélancolie. J’ai pu sentir que ce que l’auteur a parcouru, dans la chaleur amicale des années véritables, ce sont les rimes des hommes au masque d’or, les bourrasques de ces poètes qui se vêtent à l’or du vent, en l’honneur d’une tâche inutile… Ce sont les sentiments des vrais guerriers, le goût de l’encre, le sens du partage : la générosité. Dire alors que le trait de Jacques Basse poète est encore plus grand que celui de Jacques Basse artiste du portrait, car, après avoir décrit les visages, le voici qui explore le cœur. Fidèle à la mission qu’il s’est donnée, à la préhension même du mystère humain, Jacques Basse, avec ses fragments si intimes, ses vitraux si secrets, s’engage dans une entreprise dont l’issue, la clarté, prépare chaque lecteur à la connaissance nécessaire de son âme : à l’amour de la liberté… »

PAUL SANDA,
14. 01. 2011