Déesses et Muses -Legendes


Avant-propos

Beaucoup de monde s’intéresse de nos jours aux mythes et à la mythologie. Sans établir une liste exhaustive ou ordonnée on peut citer les ethnologues, ou sociologues, les historiens des religions et du folklore, les archéologues, les linguistes, les psychologues ou psychanalystes, les théologiens ou philosophes, et bien d’autres. La notion de mythe a été analysée de mille façons, mais elle est loin d’être élucidée. Le grand spécialiste des temps modernes est je pense Claude Lévi-Strauss, anthropologue et ethnologue Père de la pensée structuraliste. Dans la continuité de Claude Lévi-Strauss, se place Françoise Héritier.

 

Mon « avant propos » est très modestement et exclusivement fait pour vous présenter ce petit ouvrage. Une quarantaine de déesses, muses de tous horizons (Moyen Orient Slave Celte Gaulois  Romains Aztèques Inuits………). Vous y trouverez un dessin  dans un style   personnel un petit sonnet et une ébauche de biographie  pour chaque déesses.

C’est un petit livret de divertissement et non un ouvrage scientifique. Puissiez –vous y trouver suffisamment d’intérêt pour le feuilleter du début jusqu’à la fin !

 

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Il existe un très grand nombre de théories qui ont cherché à expliquer la naissance des mythes, des légendes, des contes et, d’une façon générale, ce qui appartient au folklore. L’histoire de ces théories s’adresse surtout à ce que les termes de mythe, de légende, de conte et de fable désignent tous en commun : un récit (écrit ou parlé) dont ceux qui le rapportent se considère comme les dépositaires et non comme les auteurs. Une histoire composée de personnages dont certains, parfois tous, possèdent une nature surhumaine jointe fréquemment à un comportement humain (pouvoirs surnaturels, joints à des sentiments ou à des désirs naturels), et constituée d’événements qui peuvent être également naturels ou surnaturels. Dans un décor réel (ou réaliste) ou surnaturel (merveilleux); une fusion totale entre les éléments réels et les éléments surréels au sein du récit même, qui apparaissent ainsi tous sur un pied d’égalité. On conviendra de

Comme des dieux, des demi-dieux ou des héros. Le mythe, par là même, a une certaine relation avec la religion : les dieux d’un mythe sont les mêmes que ceux de la religion; un demi-dieu, héros de nombreux mythes, peut être l’objet d’un culte. Parallèlement à ses dieux et demi dieux, existent des déesses qui jouent un très grand rôle  dans la vie du commun des mortels et des dieux eux même.

La création de mythes, de légendes comme ensembles linguistiques parlés ou écrits, paraît être le propre de civilisations humaines à un stade précédant l’industrialisation les peuples del’ Antiquité (Sumériens, Egyptiens, Grecs, populations de l’Inde védique et brahmanique). Certains peuples contemporains, mais en dehors de notre civilisation (Australiens, Amérindiens, Océaniens, peuples du Caucase et de la Sibérie), connaissent une mythologie très riche.

Il existe même des « mythes » au sein du monde moderne. La disparition des mythologies dans le monde moderne avait frappé K. Marx. L’explication qu’il en donne repose sur la conception qu’il se fait de la mythologie même. Pour lui, la mythologie et l’art qui en tire sa substance reposent sur l’histoire des représentations collectives et les rapports sociaux qui les alimentent.

Ce problème fut, au XIXe siècle, l’objet de controverses passionnées, notamment à la suite des travaux du philologue allemand F. A. Wolf sur l’Iliade et l’Odyssée. Il faut admettre, par définition, qu’un mythe est compris par un groupe social ayant géographiquement et historiquement des liens culturels étroits (notamment linguistiques), que le mythe évolue (se complète, se modifie), mais qu’aucun créateur précis ne peut être repéré, bien que rien n’empêche d’admettre que les initiatives

prises puissent l’être par des individus. Certains mythes amérindiens ont été recueillis au XVIIe siècle par des jésuites, qui les assortissaient souvent de commentaires du genre « Tout cela est absurde». D’autres le sont encore aujourd’hui au moyen de magnétophones.

Rien ne permet d’affirmer à coup sûr que : si ceux qui ont été recueillis au XVIIe siècle l’ont été exactement, objectivement et scientifiquement, malgré la différence des moyens mis en œuvre. Ils sont plus « purs », moins surchargés d’ajouts, moins altérés par des modifications que ceux qui le sont encore aujourd’hui par des moyens que nous contrôlons; si ceux qui ont été recueillis au XVIIe siècle ont été modifiés par la passion partisane et apologétique (pure hypothèse), voire créés de toutes pièces par les missionnaires. Ils sont d’une nature hétérogène à ceux que nous recueillons aujourd’hui scientifiquement, et doivent être rejetés. Il faut donc admettre la validité des sources en bloc.

Un mythe est-il plus valable dans une version ancienne ?

La mythologie grecque est connue pour être l’une des rares où la grande majorité des sources sont des œuvres littéraires datées (théâtre, poésie savante). On constate, dès lors, que certains mythes sont constitués très tôt, que d’autres, au contraire, s’enrichissent au cours des temps, que certains, apparemment étrangers, se regroupent et fusionnent (syncrétisme). Il y a donc une histoire du mythe. Mais celle-ci serait-elle décelable à coup sûr sans de solides critères extérieurs ? Et surtout, pour quelles raisons faudrait-il privilégier dans le choix des sources un moment de l’histoire plus qu’un autre ? Le choix de la version ne repose pas sur une définition du mythe.

Mon « avant propos » est très modestement et exclusivement fait pour vous présenter ce petit ouvrage. Une quarantaine de déesses muses de tous horizons (Moyen Orient Slave Celte Gaulois  Romains Aztèques Inuits………). Vous y trouverez un dessin  dans un style   personnel un petit sonnet et une ébauche de biographie  pour chaque déesses.

C’est un petit livret de divertissement et non un ouvrage scientifique. Puissiez –vous y trouver suffisamment d’intérêt pour le feuilleter du début jusqu’à la fin !

 

J.B.

 

 

AMPHITRITE

06-INO

AMPHITRITE

Amphitrite est cette déesse, née des sages.
L’odyssée, dit qu’elle est divinité des mers.
La nymphe connaît tout son destin amer.
Ô belle déesse qui est restée digne et sage

Elle est la maîtresse des monstres marins.
Poséidon lui envoie des œillades sans fin.
Lors qu’apparaît Amphitrite à peine voilée,
Aussitôt son cœur se met à battre, troublé.

Il tombe si amoureux en la voyant danser.
Déjà il la voit dans son lit et veut l’épouser.

Sûr de lui mais sans réponse, il dicte sa loi.

Elle refuse, fuit pour l’ile de Naxos, elle va
Se réfugier et demande asile au titan Atlas.

Poséidon se plie. Tel refus est de bon aloi.

J.B.
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Biographie

Amphitrite la Néréide, fille de Doris et de Nérée, Elle fut recherchée en mariage par Poséidon, depuis qu’il l’avait vue danser sur les plages de Naxos; mais elle préféra se cacher chez le Titan Atlas pour lui échapper car elle craignait ce dieu aux colères redoutables qui ne faisait que se disputer avec toutes les autres divinités.
Partout, il lui envoya des messagers parmi lesquels Delphinos qui sut si bien plaider la cause de Poséidon qu’elle céda et accepta de devenir sa femme et la personnification féminine de la mer. Pour le récompenser, l’image de Delphinos fut placée au milieu des étoiles pour devenir la constellation du dauphin. Elle lui donna trois enfants un fils Triton, et deux filles : Rhodè qui donna son nom à l’île de Rhodes et fut mère des Héliades par Hélios selon Pindare, mais certains pensent qu’elle serait la fille de Poséidon et d’Halia soeur des Telchines; Benthésicymé, qui s’établit en Éthiopie et se maria avec Enalos dont elle eut deux filles et qui éleva Emolpos, le fils de Poséidon et de Chioné.

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APHRODITE

1-frigga-

APHRODITE

La légende d’Aphrodite la plus connue
Est celle qui a causé la guerre de Troie.

La pomme de la discorde y fut reconnue,

Éris la jeta par dépit au mariage du roi.

Afin d’honorer la plus belle des déesses,
Zeus très incertain ne fera pas de choix,
D’Héra, Athéna, Aphrodite, il se déjuge.
Les déesses supplient Pâris d’être le juge.

Une puissance royale, promise par Héra.
Une gloire militaire, s’offre pour Athéna.
Par Aphrodite, Hélène la belle du monde.

Pâris désigne Aphrodite dans cette ronde.
Ainsi, il pose la main sur Hélène de Troie,
Qu’il enlève et légitime la guerre de Troie.

J.B.
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Biographie

Dans la mythologie grecque, Aphrodite est la déesse de l’amour et de la sexualité Assimilée à la Vénus de la mythologie romaine, elle a fait depuis la Renaissance l’objet d’un grand intérêt, de nombreuses interprétations artistiques et, depuis le XIXe siècle, de nombreuses études et controverses. L’opinion dominante la fait dériver de divinités du Moyen-Orient, que les Grecs auraient adoptées et transformées au cours du temps. Il existe deux légendes différentes sur sa naissance. Chez Homère, elle est la fille de Zeus et Dioné, l’une des filles d’Océan. Dioné est une figure mal connue, mais son nom, version féminine des formes obliques du nom de Zeus, suggère qu’elle était initialement sa parèdre. Aphrodite appelle Arès son «bon frère», alors que son mari Héphaïstos, après l’avoir surprise avec ce même Arès, menace de réclamer à Zeus les cadeaux qu’il lui a offerts en échange de la main de sa fille. La Théogonie d’Hésiode et selon la tradition la plus populaire, Aphrodite naît de la mer fécondée par le sexe d’Ouranos, tranché par Cronos: «tout autour, une blanche écume sortait du membre divin. De cette écume une fille se forma». Pour les Grecs, cette légende s’inscrit dans le nom même de la déesse: elle est née de l’écume cependant, il ne s’agit en fait que d’une étymologie populaire, sans fondement. Poussée par les Vents, elle vogue jusqu’à Cythère, puis Chypre. Ainsi s’expliquent, selon Hésiode, ses principaux surnoms : « Cypris » et « Cythérée », mais aussi son épithète homérique, qu’il interprète comme signifiant « sortie des testicules. Diverses traditions posthomériques et post-hésiodiques font naître Aphrodite du sang de Cronos mutilé par Zeus, ou bien des amours de Cronos et d’une mystérieuse Évonymé (fragment Epiménide), auquel cas elle apparaît comme la sœur aînée des Moires et des Érinyes. Chez Cicéron, elle est, comme Hermès, la fille d’Ouranos et d’Héméra (déesse du Jour)
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ARGIOPE

32-AMPHTRITE

ARGIOPE

Manet l’a peinte florissante et sans voile,
Sans l’herbe où la rosée sent bon le thym.
La déité surprend les arts elle lisse la toile,
C’est l’aranéide qui tisse sa soie au matin.

Pour celui qui encore n’a pas vu Argiope
Avec son alezan au petit jour chevaucher,

Son talent il pense qu’elle ait pu le cacher.

Mais il n’a pas vu cette nymphe qui galope.

Qu’il cherche à croiser la célèbre écuyère,
Dont les yeux ont la couleur d’une rivière.
Peut-être, serait-il bon qu’il ne la voit pas.

Mais il le désire, voir la nymphe à l’œuvre.
Il court un danger vivre une dure épreuve,

Car pour une once d’or, il risque le trépas.

J.B.
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Biographie

Argiope est la déesse d’un ruisseau du printemps près d’Eleusis et une Naïade. Elle est selon certaines légendes, la fille de Képhisos, et aurait ainsi pour homonyme sa propre sœur et mère de hamycris. Elle est la mère de Kerkyon avec Brankhos. Son fils était un roi d’Eleusis tyrannique qui a été tué par Thésée. Son nom signifie ’’visage d’argent’’.
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ARTEMIS

02-ARGIOPE

ARTÉMIS

Toi Artémis, toi la déesse au corps parfait,
Tu ravis les princes au sourire si satisfait,
Mais rejettes les agressifs peu scrupuleux
S’accouplant en oubliant d’être vigoureux.

Ivres morts jouissant encore de leur crime,
Vois ces colosses saouls de la dive bouteille.

Certains bavent toujours le jus de la treille,

Jamais à jeun et que personne ne réprime.

Où que tu ailles, tes grands yeux mordorés
Font ressortir le feu des angoisses cachées.

Fuis et pour aller plus vite, va au plus près.

Bel ange comme Eros lance ta flèche dorée.
Ô Déesse, tu vas guérir, vois l’œil se colore

Prête à jaillir voici pour toi venir l’aurore.

J.B.
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ASTARTE

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ASTARTÉ

Ces belles déesses toutes très charmantes
Au bel Adonis elles gardent leur jalousie.
Astarté et Aphrodite au cœur t’ont choisi,
Toutes les deux briguent le titre d’amante.

La légende nous laisse entendre volontiers
C’est Adonis et Astarté qui en firent l’aveu,

Aphrodite outragée fut sans pitié pour eux.

Dont le mutisme gère toute la rancœur,
Reste silencieuse quand arrivent les adieux.

Ce fut un auguste geste grave
et audacieux.

L’ont-ils vu pâlir aux jours de ces douleurs ?
Et tandis que la rage noie toute l’espérance,

Le silence se fait long devant la vengeance.

J.B. ———————————————————————

ATHENA

16-PSYCHE

ATHENA

Oh Athéna, plus majestueuse que belle,
Dont la curiosité est bien cette prunelle,
Qui donne une note cruelle à l’iris clair.
Tu as la fulgurance de l’acier de l’éclair.

La Déesse guerrière armée d’une lance,
Elle doit ainsi parée, affronter le danger.

Fin prête, elle rejoint la déité et s’élance.

Mais Ulysse ignore tout de cet étranger.

Prête à se battre sabre au clair, la déesse,
Jugeant peu dangereuse cette prouesse.

Lui, a son cœur qui bat, il sue, il enrage.

Epuisé après un tel combat, ce naufrage
Le renvoie à son port, redorer sa flamme,

Pour soigner son corps, soigner son âme.

J.B. ———————————————————————

BASTET

03-BASTET

BASTET

Bastet la déesse, aimait avoir des chats.
Et Bastet apprit qu’il pouvait avoir six vies,

Ceci l’intrigua, au point d’étudier sa vie.

L’Egypte avait déjà cette notion du chat.

Le sauvage félin, Macius fut domestiqué,
Mais depuis longtemps utilisé pour chasser.

Bastet eut l’élan et une énergie nouvelle.

De son père Ra elle eut la force éternelle.

Son caractère très antagoniste, fit d’elle
Une déesse attirante douce mais cruelle,

Qui pouvait aussi se montrer dangereuse.

Hérodote fit une description chaleureuse,
De la femme et du chat dans la plénitude.

L’Egypte des pharaons avait la certitude.

J.B. ———————————————————————

BRIGGID

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BRIGGID

Dans le ciel mauve enveloppé d’une brume,
Suspendue au manteau des étoiles, la lune.
Un cœur de pierre qui s’éclipse en solitaire,
Mais fidèle à notre terre elle reste solidaire.

Elle influe humeur et songe, foulée au pied
L’homme à son équilibre l’a-t-il perturbée ?

Bel astre, à l’attraction si grande, tout poète

Si elle périssait, ses vers perdraient leur tête.

Et, pour nous tous y serait un désastre,
Le trèfle à trois fleurs a été aux pieds foulé

Les trois phases de la lune elles perturbées.

Encensée et par des millénaires bienheureux,
Vous restez toujours cette bien douce caresse,

Ce pur diamant qu’a le charme de la jeunesse.

J.B.
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CALLIOPE

 CALLIOPE

CALLIOPE

 
Ô déesse Calliope, qui pourrait t’égaler ?

Tu apportes aux plus démunis le bien être.

Un appui bienveillant qui doit les régaler.

cela plait aux divinités, ce bien-être.

Déesse, toutes les arguties de l’éloquence,
Parlent de toi et n’ont
qu’une conséquence,
Ces honneurs irritent tous les malhonnêtes.

Sais-tu ceux qui t’ont en grâce ? Les poètes.

tous les dieux et toutes les  déesses,
Descends de l’Olympe, ô, Calliope ô reine,

Et chante sur ta flûte enchantée tes poèmes.

L’aurore aux perles de rosées, ici, se dresse
Près d’une source à l’onde pure et sombre !

Là où le grand sycomore répand son ombre.
 

J.B.
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CENTEOLT

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CENTEOTL

Un peuple souverain rendu silencieux
Les aztèques aiment Centeotl la déesse,

Et de ces bâtisseurs titans si laborieux,

On ne voit que pyramides en détresses.

Sur le maïs la déesse nuit et jour veille,
Avec raison sur ces graines bénéfiques.

Divinité, tu gères ton grain à merveille,

D’une ère très ancienne qui est unique.

De ce peuple lointain et aussi méconnu,
Qui vivait dans la jungle des Amériques,

Il n’en reste que des ruines pathétiques.

Peuple perdu dont l’accent est inconnu,
Décimé jadis, il n’en reste dans le temps

Que l’empreinte, l’âme vit éternellement
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J.B.
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GALATEE

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GALATEE

La larme humide coule et cerne la ride,
Car la larme bascule du miroir au vide.
Toi Déesse qui pleure dans le désespoir,
Tu laisses penser que va naître l’espoir.

Ton visage qui a une douceur cannelle,
Conserve-lui la couleur de tes prunelles.

Nymphe rose enlacée de nuages sereins

Qu’une main cisèle sur le vase d’airain.

Fuis aussi ces paons affamés de pilules,
Ces masques qui sont tatoués. Là pullule

Une faune délurée, remplie de dévoyés.

Fuis ceux qui s’épuisent dans le ridicule,
Ceux qui piétinent le cœur sans scrupule,

Et ceux qui prêchent la mauvaise pensée
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J.B. _____________________________________________________________________

CHLORIS

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CHLORIS

Chloris te voilà venue fleurir le printemps,
La rose rouge. Les lilas mauves ou blancs,

Et toutes fleurs qui doucement se hissent.

Sont aussi là, tes amants qui te chérissent.

Tous les rayons d’or éclatants, sont réjouits.
Les lys ici se lissent autour des iris blancs,

Et maintenant le bleuet très discret surgit,

Fleur bleu timide, elle s’éclate en blanc.

Chloris, vers toi, va notre reconnaissance.
Pour la rose dont on dit que sa naissance,

Tu la fis jaillir, du corps d’une nymphette.

Aphrodite, lui fit sa beauté pour cette fête.
Les trois Grâces, tout ce qui est le charme.

Apollon lui en fut ému, jusqu’aux larmes.

J .B. ———————————————————————

DEMETER

08-PERSEPHONE

DÉMÉTER

Ô belle Déméter qui vit en pleine détresse,
Ta folle beauté est dans ton regard dense.

En Zeus, dieu de l’amour, est déjà l’ivresse
Et pourtant tu résistes, c’est par prudence.

vie qui fuit si rapidement pour chacun,
Va au même rythme le mystère d’Eleusis.

le secret des saisons de Thesmophories,

Fut bien conservé contre le sens commun.

Juge de l’attirance que tu portes à Makris.
Jette un regard à Zeus se mettant en scène,

Quel orgueil, il se vêt de l’habit du mécène.

Nymphe de Corcyre retenir ton cri.
Tes traits à son regard ne sont pas effacés,

Et ton cœur, si loin du sien se sent délassé.

J.B. ———————————————————————

DIANE

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DIANE

Ô toi la Déesse de la chasse, si entêtée,
Que les augures de tous temps ont fêté.
Que l’infortune rendit méconnaissable,
L’appel des dieux ne fut pas favorable.

Diane encore plus fascinante que belle,
Regarde cette muse elle reste là sourde,

Peu excusable pour avoir si près d’elle

Semé la haine et mis le feu à la poudre.

Diane, tu es une sœur jumelle d’Apollon,
Lui, le dieu du soleil de la Rome antique.

Il t’assure un soutient par ce lien unique.

Il apaise ton courroux et ton cœur fond
De tous ces dires dont l’histoire abonde.

Dieu a fait de Diane la reine du monde.

J.B. _____________________________________________________________________
EPONA

23-DIANE

ÉPONA

Épona, toi bienfaitrice sans arrogance,
Une amazone à la corne d’abondance.
Toi qui guerroie victorieuse le centurion,
Qui jadis nous a ruinés par son invasion.

Tu veilles les chevaux, avec véhémence,
Divinité dont le fer nous porte bonheur,

Tu vas galopant dans la prairie immense,

Chevauchant l’étalon qui te fait honneur.

Toi belle, divine, toi la mère nourricière,
Comme il est juste de vénérer en ton nom

La foi qui te nourrit et qui fait ton renom.

Dans la durée, tu restes la fée conseillère,
Et qui de tout temps fût appelée la pieuse,

Exemplaire, consciencieuse, merveilleuse.

J.B.

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ETAIN

25-ETAIN

ÉTAIN

J’ai gravé sur la terre du druide ton nom.
Étain déesse transformée en marre d’eau,

Avec une branche de sorbier, un rameau,

Par l’épouse de Midir Roi au grand renom.

Transmuée en mouche sept années durant,
Étain a des ressources et du tempérament.

Enveloppée par le doux zéphyr sur la mer,

La déesse outragée en garde un goût amer.

Elle pose un œil sur cette place si indigne
Qu’on lui réserve, pour le chant du cygne,

Car elle fût par un roi évincée avec dédain.

Ce qui l’incite à dire, que l’accord d’airain
Sur un velours de soie frémit dans l’esprit,

Si naît, un son au souffle du cœur qui prie.

J.B. ———————————————————————

EUROPE

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EUROPE

La déesse Europe peu sauvage est cambrée.
Remarquée par Zeus lors d’une promenade,
le cœur est vite enflammé par la beauté,
Se mue en taureau pour qui plaisir est ruade.

Europe, la Déesse vierge est bonne cavalière,
En fait un amant. Fougueux et sans manière

Tel le taureau il la prend et la coupe en deux.

Le ciel à dessein voilé n’y voit rien de hideux.

Sous les lumières de la rampe sont des succès.
Zeus dont l’ardeur impudique est sans bornes.

Jouis malgré tout! Car tu porteras des cornes.

Mais Léda plus prude, trouve écœurant l’excès.
Aux pieds de Zeus, elle tombe pleine d’horreur,

Son regard plein de haine redouble sa douleur.

J.B.

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EUTERPE

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EUTERPE

Ecoutez ces sons si mélodieux des violons.
L’harmonie qui vibre, y pleure un frisson,
Ce bel émoi qui s’élance va droit au cœur.
Il est cette mélodie vivant d’une langueur.

L’euphonie à une dissonance est sensible,
Pour l’âme monotone qui a pris pour cible

La pause, qui berce le cœur dans le silence.

Voilà notre Déesse ravie par cette présence.

Euterpe elle qui joue en virtuose du violon,
Entend bien que la sonate plaise à Apollon.

Ses arpèges enchantent, un bonheur y dort.

Son stradivarius frémit mais l’archer est d’or,
Envolée de velours sur la partition de l’âme

Elle égrène ces notes d’une unique flamme.

J.B.
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FAMA

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FAMA

Ô toi Fama, qui siège dans cette rumeur,
Celle, qui fait courir une odieuse frayeur

En manipulant une paranoïa imaginaire,

Je te combats volontiers vile adversaire.

Toi, la mythomane qui à souhait colporte
Ces arcanes infondés de cette imposture.

Fama qui dans la Rome de par ta stature

En impose, alors comprends qu’il importe,

Que soit une métamorphose de tes mœurs.
Car très vite la rumeur court et se propage,

Sans que nul ne puisse y faire un barrage.

Tu gardes les deux trompettes symboliques,
Reprends-toi, la déesse de la Rome antique

Que la renommée triomphe sur la rumeur.

J.B.
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FRIGGA

ASTARTE

FRIGGA

La belle Frigga trois étoiles à sa ceinture
Et son divin collier font d’elle une parure.
Que les gentes dames envient par jalousie,
Elle sait mettre fin aux dires de son mari.

Le roi Odin l’époux, jonglant avec les lois,
Suppute, en lui donnant le trône d’Asgard.

Elle pourrait ainsi étaler ses riches regards,

Aux fronts qui s’inclinent, du peuple et des rois.

Timide, elle masque la beauté de son corps.
Le déni s’impose, Frigga face a
ux hommes,
Elle rougit et elle évince son gentilhomme.

Odin perfide, n’admet cette vision spécieuse,
Ta beauté qui trouble la vue m’est précieuse,

Et pourrait plaider le bien fondé de l’accord.

J.B.
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GAIA

34-EUROPE

GAIA

Géant qui rôde dans l’espace, ô Terre,
Toi qui es consacrée pareille à la mère.
Toi, déesse Gaia qui pense à l’osmose,
La source de la survie de toutes choses.

L’homme a gardé sa haine sa frivolité,
Du grand abîme où il se couche à côté

Dilaté d’orgueil, par une ambition folle,

Il en impose par le poids de sa parole.

Gaia ton esprit brille irradie l’homme.
Il n’est point besoin de cet amas inutile,

Des arrogants odieux,
des nantis futiles.

Eux qui dans le rêve s’affolent sur l’atome
Qu’une grande terreur, angoisse à l’infini,

Terreur, qui ne s’offusque de cette agonie.

J.B.
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HEBE

47-MISS

HÉBÉ

Les yeux abaissés, rougissante et candide,
Dans le banquet lorsque Hébé se présenta,

Le Dieu charmé tendit sa coupe bien vide.

Et de ce fameux nectar l’enfant lui versa.

Au breuvage qu’elle offre avec délicatesse,
Nous présentons une coupe remplie d’envie,

Vide de ce nectar que nous verse la déesse.

Le breuvage qu’elle sert enivre et nous ravit.

Quand soudain la Déesse s’enfuit naturelle,
Avec un sourire d’une aisance personnelle.

Nos regards suivent loin cet échanson divin.

Elle fuit et nous la rappelons mais en vain.
Zeus comprit ce qui la mit dans la détresse,

Il implore les Dieux de veiller sur la déesse.

J.B.

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INO

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INO

La Déesse amoureuse est souveraine.
Zeus assez coléreux en perd la raison,
Et sans indice, il pense à une trahison.
Ino se méfiant d’une ruse souterraine,

Va s’enfuir seule sous un pseudonyme,
Pour se protéger dans les hautes mers.
Là,
elle s’y occupera des marins amers,

Sous le statut d’une nymphe anonyme.
Vivant

dans les abyssales sous-marines,
Pour elle, Ulysse restera son seul héros

Qu’elle épaulera p
our fuir l’île Calypso.

L’amant sans rival? que la mer illumine,
Est un fieffé menteur, coureur de jupons,

Dont la pudeur indigne, se signe capon.

J.B.
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ISIS

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ISIS

Ȏ Isis toi qui fus d’Osiris si amoureuse,
Tu regardes cet amour qui fuit à la mer.
Toi qui es éplorée et très malheureuse,
Qu’espères-tu dans ce crépuscule amer ?

Tu chantes pour celui que tu as si aimé,
Cet amour qui se noie dans un naufrage.

Dans son sarcophage il va et s’engloutit,

Et il s’encastre dans le tronc de tamaris.

Mais vas-tu refouler ton sanglot enroué,
Qui par cet amour à tout jamais est noyé,

Tu en doutes et pourtant tu en es certaine.

Ta source de fécondité se voit condamnée,
Et à une branche tu restes bien accrochée.

Et coule ta larme comme coule la fontaine.

J.B.

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MAYA

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MAYA

Le Gange, en Inde aux visiteurs très surpris,
Leur déroule dans l’Orient de fortuné abris.
Dans les belles oasis des contrées lointaines,
Y coulent de séduisantes et claires fontaines.

La déesse Maya, en ses berceaux de jasmins,
S’y réfugie dans un lointain désert carmin.

Elle vit dans cette oasis sur une île de fleurs,

Ointe de parfum comme nulle part ailleurs.

Mais la fascination trompant tout fol espoir,
Surprend toutes attentes les oracles du soir,

Qui demeurent vaines même devant l’agonie.

Les augures tancent Maya pour l’euphonie.
La déesse avec rancœur réplique de la voix,

Muette, aux dires des Dieux, elle garde sa foi.

J.B.

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MEDUSE

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MÉDUSE

Elle, transformée par Athéna en gorgone,
Son ombrelle éclairée de lueurs diffuses.

Vous avez bien là, une agressive méduse.

Méduse qui par ses caprices vous étonne.

Elle abuse celui qui la touche dans l’eau,
Fleur vivante noyée au cœur d’un cristal.

Les méduses agressent d’un geste brutal.

Toujours en bande elles vivent sous l’eau.

Dans ce tumulte qui agite la mer de dieu.
Les embruns ont la couleur de leurs yeux,

La vague transparente ne gêne la méduse.

Athéna les surveille, et tente par des ruses
De les disperser en vain. L’échec est grave,

Elle est prostrée devant le mal qui la navre.

J.B.

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MINERVE

28-MIRIAM

MINERVE

Toi Minerve dont le destin est étrange,
Ne sachant pas où aller, trop meurtrie.

La juste raison au fond, est le mélange

Des dieux et déesses trop mal répartis.

Si tous attendent que vite tu t’écroules,
Que la mer détruise ce bateau fantôme,

Est là le suprême désir de ces hommes,

Leur délire est voir la déesse qui coule.

Venus palper le pouls et ta froide sueur,
Tous furent très réjouis par cette pâleur.

Mais tu es forte, montre de l’indulgence.

Ce départ ne saurait être une vengeance,
Toi Minerve, sois heureuse dans ta peur.

Et ne la sifflez plus, elle verse son pleur.

J.B.

——————————————————————MIR

MIRIAM

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MIRIAM

Ô toi Miriam, qui en terre sainte est l’élue,
Rien sans toi ne mûrit et non plus ne naît.

Seule tu veilles et tu reparties les bienfaits,

Divine bonté dont le puits nous est connu.

toi la nature est encore plus belle
Surveilles les rapports entre les rebelles

Tu voiles l’enfer, les guerres d’une ombre.

Tu régis vents pluies et tempêtes sombres.

À ton gré, tu disperses et démêles les flots,
Tu chasses, le mauvais sort même le chaos.

Tu donnes à plaisir à nos jours l’allégresse.

Tu nous soutiens et notre vie est meilleure.
Même quand l’âme va se retirant à l’heure,

Au ciel tu nous accompagnes avec adresse.

J.B.

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MORENA

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MORÉNA

La déesse Moréna s’adonne à la magie,
À ces mythes slaves de l’hiver et à la mort.

qui est son dieu lui offre un mari,

Le fils ainé le beau, mais aussi le plus fort.

Femme de talent qu’un pâle soleil motive,
Quand tombe la cristalline ouate blanche,

C’est le plafond du ciel bas qui s’épanche.

Sur cette contrée toute gelée, qui l’active.

Elle décide d’orner de ses éclats brillants,
La nef de la crypte de ses bonnets blancs.

Alors que les dieux à la pensée mystique,

S’accordent pour des raisons hermétiques,
À penser à juste titre que les dieux, soient

elle, prêts à l’aider en quoi que ce soit.

J.B

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NEA
07-NEA

NEA

La déesse Néa dans sa bogue est blottie.
Son nom qui lui fut attribué par Jupiter,

La châtaigne qui se récolte dans le midi,

En Ardèche même, on la ramasse à terre.
La

légende nous dit qu’elle fut courtisée
Et poursuivie par Jupiter. La nymphe Néa,

Une Compagne de Diane, préféra se tuer.

Pour cet hommage on l’appela Casta Néa.

Se repose dans cette bogue la châtaigne,
Où à l’ombre dans les sous bois elle baigne

Néa dans sa bogue est à l’abri du milieu.

C’est à l’automne, qu’on récolte le mieux,
Dans les mousses humides là s’atteignent

dans les bruyères sauvages les châtaignes.

J.B.

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NIX

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NYX

Toi Nyx la déesse, te voilà vêtue d’étoiles.
En cette nuit noire qui glisse sans voiles,

Nuit profonde qui s’étiole dans la brume,

Là, se meurt celle qui veille l’or de la lune.

Le dieu t’invite à venir au pays des sages.
Dans une sinistre nuit au vent diabolique,

Là où l’unique clarté, vient de ces visages

Entraperçus, sous l’espace d’un portique.

L’oiseau nocturne qui t’attend est arrivé.
Venu du ciel sur un ordre pour te guider.

Qu’il vienne, si telle est la volonté de dieu.

Une lutte éternelle en tout temps eut lieu ,
Vogue sur l’aile du temps, avec prudence

Puisqu’il faut laisser à la terre le silence.

J.B.

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PERSEPHONE

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PERSEPHONE

Perséphone ton voile flotte dans la brise,
Ta chevelure en or au le vent s’éparpille.

Et sous de longs cils l’œil humide frétille.

Tu es fascinante dans le soleil qui t’irise.

Est une ombre dans tes yeux qui s’anime,
Ton regard au ciel, qui encore sommeille.

Fais que tout espoir de ce retour illumine,

Dans un parterre de roses cette merveille.

Pour tes fidèles est la promesse qui fume,
Telle une lueur dans leurs yeux s’allume.

La peur vit au cœur de te revoir en transe.

Quand un tel frisson sur ta peau se dresse
Sur l’autel qui désigne en toi leur déesse

Si le chat n’est plus là, la souris y danse.

J.B.

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POMONE

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POMONE

Toi Pomone, qui nous inonde d’espérance.
Nous saoule par ton breuvage de volupté,

À l’aurore, quand s’éveille la transparence

Tu pourras boire la douce rosée à volonté.

C’est du haut de leur cep, Pomone déesse
Qu’on peut voir la nouvelle rosée le matin.

Pareille à des joyaux, les graines de raisin

Éclairent la vie, où coule un brin d’ivresse.

Dans la vigne, il y a le charme de Pomone.
Posé par le zéphyr sans qu’on s’en étonne.

C’est ici que mûrissent les grappes dorées.

La vigne est nimbée d’une noblesse dosée,
N’avouant jamais qu’elle saigne le bon vin

Pour que lui soit fait éloge pour son tanin.

J.B.

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PSYCHE

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PSYCHÉ

Ô Psyché, écoute, toi qui encore frissonne,
Que le bonheur là revienne et nous touche.

Fasse que cet état sur notre âme se couche,

Crois-tu qu’il y ait plus heureux ? Personne.

Quel fol attrait nous attire vers cet amour.
Nos yeux cherchent, que veulent-ils encore.

Dans le regard cerné par la fièvre, toujours

Nous avons croqué la vie et la pomme d’or.

Dans la mansuétude les dieux, un moment,
Nous ont laissé goûter cette fuite du temps.

T’en souviens-tu, unis par la même pensée,

En nous caressant nous avons bu ce baiser.
Quand nos corps enlacés dans l’impatience,

Ont sombré à l’ivresse de la concupiscence.

J.B.

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RENENOUTET

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RÉNÉNOUTET

Dans l’ombre de la déesse agrairienne
Qui surveille les récoltes et les greniers,

Est présent un cobra qui va la seconder,

Son œil fixe la chauve-souris aérienne.

La patronne des tisserands est à la peine.
Rênénoutet va fêter la fin de la moisson,

Elle confectionne le repas, blé et poisson.

Le plat national de l’antiquité égyptienne.

l’automne d’un geste ample, le semeur
Sème ses graines que l’oiseau ira picorer.

Arrive enfin l’été pour voir les épis dorés.

Alors Rénénoutet, rayonnant de bonheur,
Réunit tous ceux qui tiraillés par la faim.

Se réjouissent, dès lors, ils feront du pain.

J.B.

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SCHEHERAZADE

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SCHÉHÉRAZADE

Douce Schéhérazade dis-nous un conte,
Celui des mille et une nuits vite raconte.

Ou si tu préfères, Le pêcheur et le génie.

Ou Les roses noires du magicien maudit.

Ou alors Le jardin qui dort aux airs jolis.
Là où vont par paires pépier les bengalis,

Vêtus de robes à plumes coloriées d’eau,

Epris des couples énoués de damoiseaux.

Es-tu prête, toi pressentie pour unir ta vie
À celle du Sultan, que demain il soit ravi.

Ta virginité par l’hymen sera consommée.

Avide de savoir si le destin assurera ta vie,
Sache, son vœu est pur il t’épouse à la vie.

Une légende des mille et une nuits est née.

J.B. —————————————————————————————
SEDNA

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SEDNA

Elle est divine la beauté née du blizzard
Sedna la déesse des Inuits fut conquise,

Quand une osmose vit avec la banquise.

Le pôle s’illumine sur le prisme des arts.

Sedna la légende reste belle émouvante,
Pleines de regrets ! Ô destinée poignante,

Jetée par ton père dans la glace du nord,

Où la banquise t’a engloutie avec remords.

Abandonnée dans les abîmes des glaces.
Les soupirs de ta voix gémissante la nuit,

Sont perçus comme prières par les Inuits.

Dans ce haut lieu qu’est Thulé, sa grâce,
Dans la banquise dégelée fond en larmes.

Et sous l’aurore boréale un renne brame.

J.B.
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SELENE

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SÉLÉNÉ

Je préfère comme Pan jouer de la flûte.
Enchanté, braves gens allez vers la lutte.

Grand doit être l’élan qui vous entraîne,

Pour aller jouer cette comédie humaine.

Séléné fait que la joie ne soit pas vaine.
Contre toi, Zeus n’a ni colère, ni haine.

L’élan pour ce berger est pure démence.

Endymion, a bien mérité cette clémence.

Séléné entend bien que force et courage,
Pour lui jeune encore à la fleur de l’âge,

Sont indispensables pour engager la vie.

Je sais tu as déjà connu bien des ennuis.
Parfois ils taraudent le cœur et font mal.

Ton sacrifice a la vertu d’un acte moral.

J.B. _______________________________________________________________________________________

SIF

1-DEMETER

SIF

Sif chaque jour face au miroir la déesse,
Se doit de lisser dès que le jour se dresse
Sa belle et longue chevelure en épis d’or,
Selon le bon vouloir de son époux Thor.

Par surprise, un bouffon des dieux Loki,
Lui rasa les cheveux et l’a coiffa d’épis.
Mais cette coiffe d’or massif étonnement
Toujours repoussait la chose, surprenant.

Sif montre son courage et se sent estimée.
Elle va se rebeller sachant que sa destinée,
Est scellée par un sort au désir de son Roi.

Mais elle résiste, esclave de son désespoir,
Thor ayant placé en ce psyché son espoir.
La Déesse se redresse vaincra le désarroi.

J.B. —————————————————————————————

VENUS

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VENUS

Princesse de la beauté, te voilà revenue
Parée de ce voile transparent toute nue.

Dans la mythologie antique de la Rome,

Ici, tu fus célébrée sous tous les dômes.

Tes attributs y sont la nudité d’une rose,
Fleur sans pareille ou bien le coquillage.

Ô Vénus entourée d’un cygne bien sage,

La pomme tu l’aimes, y croquer tu oses.

Le souffle du cœur est stratagème pieux,
Celui qui t’anime Vénus, est plus volage.

Il va de cour en cour de nuage en nuage.

Parmi eux y vit le mensonge des envieux
Qui fait de la délation au secret du cœur,

Et grise de joie le jeu du baiser menteur.

J.B.
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XOCHIQUETZAL

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XOCHIQETZAL

Poète, ce papillon des airs fleur d’azur,
Sur l’aile du zéphyr il vole dans le ciel pur.

Ô Bel enchanteur qui ramène le printemps

Parsemant une poudre de tes ailes au vent.

de toutes les couleurs, ton charme.
Naître au printemps et y mourir, est drame.

Pendant que se vivifie l’air devenant opale,

Ton vol stationnaire aujourd’hui sera pâle.

Pour nous plaire, la Déesse prend une rose.
L’effeuillant à peine éclose, offre un pétale

Au jour qui insensiblement décline s’étale.

Le plaisir est extrême au papillon qui ose.
Plaire à la Déesse en rivalisant à merveille,

Avec la rose, reine des fleurs sans pareille.

J.B.