Mythes et Légendes-Déesses et Muses………..

ARTEMIS

ARTEMIS

Toi Artémis, toi la déesse au corps parfait,
Tu ravis les princes au sourire si satisfait,
Mais rejettes les agressifs peu scrupuleux
S’accouplant en oubliant d’être vigoureux.

Ivres morts jouissant encore de leur crime,
Vois ces colosses saouls de la dive bouteille.
Certains bavent toujours le jus de la treille,
Jamais à jeun et que personne ne réprime.

Où que tu ailles, tes grands yeux mordorés
Font ressortir le feu des angoisses cachées.
Fuis et pour aller plus vite, va au plus près.

Bel ange comme Eros lance ta flèche dorée.
Ô Déesse, tu vas guérir, vois l’œil se colore
Prête à jaillir voici pour toi venir l’aurore.

J.B.

Biographie

Artémis est, dans la mythologie grecque, la déesse de la chasse et une des déesses associées à la Lune (par rapport à son frère Apollon, qui est lui, associé au Soleil). Elle est assimilée dans la mythologie romaine à la déesse Diane. Ses attributs sont la biche, l’ourse, l’arc en or, le carquois, les flèches et le croissant de lune. Elle est la fille de Zeus et de Léto et la sœur jumelle d’Apollon (ou simplement sa sœur, selon l’hymne homérique qui lui est consacré), avec lequel elle partage beaucoup de traits communs. Elle est également la cause des morts subites et du mal qui emporte les femmes en couche. Elle a le pouvoir de faire naître les épidémies et au contraire a le pouvoir de guérir. Elle est protectrice des chemins et des ports, des très jeunes enfants et des bébés animaux. Ses cultes se rapportaient aux grands moments de la vie d’une femme: sa naissance, la puberté et la mort. C’est une déesse farouche qui vit dans les bois et les montagnes, et qui aime la chasse aux cerfs. Sur l’étymologie du nom d’Artémis, les opinions divergent. Platon le rapprochait artémès, « intègre, sain et sauf » : « C’est l’intégrité et la décence que son nom paraît signifier, à cause de son amour de la virginité ». Mais ce caractère de « vierge » n’est pas du tout primitif. D’autres ont vu un rapprochement avec « boucher », et Artémis serait ainsi « celle qui tue ou qui massacre ». Mais plusieurs hellénistes établissent un lien entre son nom et l’ours, animal qui joue un grand rôle dans son culte. Compte tenu du fait que les signes du zodiaque étaient connus des Grecs, qu’ils ont fait probablement l’objet d’un enseignement religieux à Delphes, et que pour les peuples de l’Antiquité, l’ordre du monde était fondamentalement identique à l’ordre du ciel, Artémis pourrait donc être la Régente de la loi de l’Ourse, constellation qui se confond avec l’ordre même du ciel. On sait que dans le sanctuaire d’Artémis de Brauron, lors de la fête des Brauronies, certaines fillettes, revêtues d’une robe couleur de safran, étaient conduites à la déesse et consacrées pendant cinq ans à Artémis, sous le nom d’ourses ou oursonnes.

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AMPHITRITE

AMPHITRITE

Amphitrite est cette déesse née des sages.
L’odyssée dit qu’elle est divinité des mers.
La nymphe connait tout son destin amer.
Ô belle déesse qui est restée digne et sage.

Elle est la maîtresse des monstres marins.
Poséidon lui envoie des œillades sans fin.
Lors qu’apparaît Amphitrite à peine voilée,
Aussitôt son cœur se met à battre, troublé.

Il tombe si amoureux en la voyant danser
Déjà il la voit dans son lit et veut l’épouser.
Sûr de lui mais sans réponse, il dicte sa loi.

Elle refuse, fuit pour l’ile de Naxos, elle va,
Se réfugie et demande asile au titan Atlas.
Poséidon se plie. Tel refus est de bon aloi.

JB.

Biogaphie

Aphrodite, dans la mythologie grecque, est la déesse de l’amour et de la sexualité Assimilée à la Vénus de la mythologie romaine, elle a fait depuis la Renaissance l’objet d’un grand intérêt, de nombreuses interprétations artistiques et, depuis le XIXe siècle, de nombreuses études et controverses. L’opinion dominante la fait dériver de divinités du Moyen-Orient, que les Grecs auraient adoptées et transformées au cours du temps. Il existe deux légendes différentes sur sa naissance. Chez Homère, elle est la fille de Zeus et Dioné, l’une des filles d’Océan. Dioné est une figure mal connue, mais son nom, version féminine des formes obliques du nom de Zeus, suggère qu’elle était initialement sa parèdre. Aphrodite appelle Arès son «bon frère», alors que son mari Héphaïstos, après l’avoir surprise avec ce même Arès, menace de réclamer à Zeus les cadeaux qu’il lui a offerts en échange de la main de sa fille. La Théogonie d’Hésiode et selon la tradition la plus populaire, Aphrodite naît de la mer fécondée par le sexe d’Ouranos, tranché par Cronos: «tout autour, une blanche écume sortait du membre divin. De cette écume une fille se forma». Pour les Grecs, cette légende s’inscrit dans le nom même de la déesse: elle est née de l’écume cependant, il ne s’agit en fait que d’une étymologie populaire, sans fondement. Poussée par les Vents, elle vogue jusqu’à Cythère, puis Chypre. Ainsi s’expliquent, selon Hésiode, ses principaux surnoms : « Cypris » et « Cythérée », mais aussi son épithète homérique, qu’il interprète comme signifiant « sortie des testicules. Diverses traditions posthomériques et post-hésiodiques font naître Aphrodite du sang de Cronos mutilé par Zeus, ou bien des amours de Cronos et d’une mystérieuse Évonymé (fragment Epiménide), auquel cas elle apparaît comme la sœur aînée des Moires et des Érinyes. Chez Cicéron, elle est, comme Hermès, la fille d’Ouranos et d’Héméra (déesse du Jour)
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