Dédicaces diverses
« Jacques Basse a choisi le visage comme centre d’interrogation du mystère humain. Par le dessin, il restitue celui du dehors et celui du dedans, mêlant ainsi l’apparence première à un mouvement interne de l’âme qui a fini par se fixer dans la forme du regard, la géographie des rides ou la position des lèvres.
En prenant pour modèles des poètes, il a donné une intensité supplémentaire à sa démarche. Il a permis en effet de mettre en regard sa propre création avec celle de ces artisans du verbe qui ont, quant à eux, choisi les mots pour transcrire des émotions, des images et des rythmes, dictés par une voix intérieure.
De cette rencontre est née une alchimie unique. Une double approche de l’être, par le trait et le poème, une approche qui se renouvelle avec chaque poète ».
1 -Jean-Luc POULIQUEN
« … Jacques Basse s’efforce de traduire par l’exigence du trait. Il hachure minutieusement un fragment de temps qui dit l’éternité. Il fouille de la pointe du crayon dans le foisonnement de la vie dont il livre des instants saisissants. La ligne au net tracé circonscrit l’essentiel…. Une mystérieuse lueur noire accomplit le regard. Il est par sa maîtrise, un magicien du trait… ».
2 - Jean-Max TIXIER
« … Jacques Basse par son approche des poètes, se joue des innombrables clivages qui parcourent le monde de la poésie, et fait se côtoyer ici des êtres qui ne le feraient pas nécessairement de façon spontanée dans la vie ! Par son talent, son ouverture d’esprit et son attention à l’autre, il donne à voir, dans sa vérité, l’extraordinaire diversité et l’immense richesse du paysage de la poésie aujourd’hui, en France et ailleurs. Le trouble, l’attrait, l’intérêt que suscitent tous ces regards tournés vers le lecteur sont aussi une invite puissante à lire ces poètes, à entrer dans leur oeuvre».
3 - Florence TROCME
« … A Jacques Basse, dont le dessins subtil capte le dessein des poètes… ».
4 - Georges Emmanuel CLANCIER
« …Jacques Basse, accompagnateur de poètes… ».
5 - Yves NAMUR
« … Pour Jacques Basse, et ses portraits inspirés qui savent décrypter l’alliance mystérieuse du poète et de l’artiste… ».
6 - Bernard MAZO
« …Jacques Basse est un peintre qui aime la poésie et entend la faire partager par ses portraits d’auteurs, portraits parfois plus vrais que nature sachant capter l’alchimie intérieure des mots… ».
7 - Michel COSEM
« …Jacques Basse présente un travail élaboré réunissant portraits de poètes et poèmes. Cette synthèse peut être une nouvelle approche, un support et un tremplin, à l’étude et à la connaissance de la poésie contemporaine… ».
8 - Michel BAGLIN
« …Jacques Basse, poète en dessin, qui, à travers les visages a une si belle intuition de la vie intérieure… ».
9 - M.C. BANCQUART
« … Jacques Basse qui dessine comme il vit, dans la lumière des poèmes… ».
10 - Pierre DHAINAUT
« … Jacques Basse, voisin des poètes, avec son crayon il les surprend, les fixe sur ses papiers pour ne perdre ni leur visage ni leurs mots… »
Nicole DRANO-STAMBERG
« … Jacques Basse, généreux rassembleur de ce qui est disséminé… ».
11 - Gaspard HONS
« … Jacques Basse, qui met généreusement son art double au service de la poésie… ».
12 - Claire MALROUX
« … Jacques Basse, dont le crayon inspiré sait aller chercher l’ombre des mots à la mine de plomb jusque sur un visage… ».
13 - Jean-Michel MAULPOIX
« …Pour Jacques Basse par delà l’Atlantique, la rencontre de créateur d’images… ».
14 - Pierre NEPVEU
« … A Jacques Basse, puisque le regard qui voit pousse vers la main qui crée le désir de représentation dans un mouvement de rencontre et d’amitié… ».
Bernard NOEL
« … Merci de la communauté d’écrivains réunie par votre travail pictural… ».
Madeleine OUELLETTE-MICHALSKA
« …La main qui comprend… ».
Jean-Pierre SIMEON
« … Jacques Basse qui a su me regarder et me voir… ».
Salah STETIE
« … A Jacques Basse, pour son dessin si expressif et si vrai… ».
Claude VIGEE
« … A Jacques Basse qui chasse les âmes comme on chasse les papillons. Merci pour sa belle collection de regards… ».
Colette GIBELIN
« … A Jacques Basse, en le remerciant de se pencher sur les poètes, et de les rejoindre dans leur quête… ».
Gilles LADES
« … A Jacques Basse qui sait tendre aux poètes un miroir qui respire… ».
Jean-Pierre LEMAIRE
« … La talentueuse « main de l’œil » qui scrute l’être profond… ».
François-Bernard MICHEL
« … A Jacques Basse qui réunit dans ses traces et portraits, la famille dispersée des poètes… ».
Luis MIZON
« … A Jacques Basse dont le crayon scrute le mystère des visages, et fait surgir cette étonnante galerie où portraits et poèmes tissent leur reflet… ».
Jacqueline ST JEAN
« … A Jacques Basse qui tisse l’ombre et l’enluminure dans le rêve des cormorans… ».
Paul SANDA
« … Pour Jacques Basse au nom de l’amitié qu’éclairent les mots et les traits… ».
Yves UGHES
« … Jacques Basse dont le dessin donne vie et parole au moindre trait… ».
Jean VERDURE
« … A Jacques Basse pour sa saisie simultanée de l’instant et de la permanence… ».
Jean BILLAUD
« … Jacques Basse qui scrute tant de visages où s’effaçant, se devine toujours un peu de l’inquiétude réfugiée dans le sien… ».
Lionel BOURG
« … Jacques Basse souligne, à travers ses portraits, souligne l’absence pour révéler la présence… ».
Enan BURGOS
« … Au coin du sourire toujours affleure une émotion, si Jacques Basse vole les âmes avec talent, c’est qu’il porte en lui le feu… ».
Guénane CADE
« … Merci à Jacques Basse pour cette recherche des traits que le temps imprime sur le visage et que le poète essaie de traduire en mots… ».
Franck CASTAGNE
« …Jacques Basse, allié – oh combien – substantiel, des poètes d’aujourd’hui… ».
Yves BROUSSARD
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BASSE TRAIT POUR TRAIT
On pourrait croire définitivement close la période faste du portrait.
Pour de nombreuses raisons, que je ne développerai pas ici, de nombreux artistes contemporains ont jeté le discrédit sur le dessin, que certaines écoles des beaux-arts n’enseignent même plus. La maîtrise de cette discipline ne serait plus nécessaire à l’épanouissement du talent d’un “plasticien” - horrible mot qui ne correspond plus à rien - et s’avèrerait même nuisible. On ne cherche plus la ressemblance ni même la représentation. C’est oublier un peu vite que le dessin est une écriture interprétative de la réalité par laquelle s’exprime une sensibilité originale. La ligne ne se distingue pas par la fidélité à l’objet qu’elle trace. Toujours interprétative, elle lui ajoute une dimension qu’il n’avait pas à l’origine. Il ne s’agit pas seulement d’habileté technique, quoiqu’un artiste soit d’abord un artisan. On reconnaît le dessinateur à son écriture. On le suit à sa trace.
Je voulais dire cela avant de traiter de l’oeuvre de Jacques Basse, de dire sa fascination pour les visages, principalement pour ceux des poètes qui sont comme modelés de l’intérieur, couturés de secrets. Les joies et les douleurs ont posé sur chacun un masque qui l’identifie. L’expérience des mots les a enrichis de façon singulière et chacun veille sous son propre feu intérieur. Je crois que c’est ce que Jacques Basse s’efforce de traduire par l’exigence du trait. Il hachure minutieusement un fragment de temps qui dit l’éternité. Il fouille de la pointe du crayon dans le foisonnement de la vie dont il livre des instants saisissants. J’ai envie de dire que dans le traitement quasi chirurgical du visage réduit à ses lignes de force, il en use comme avec un scalpel. La ligne au net tracé circonscrit l’essentiel. Mais, de l’ensemble des traits distribués sur la page, émerge la vérité d’un homme. Une mystérieuse lueur noire accomplit le regard. Jacques Basse est, par sa maîtrise, un magicien du trait.
Certes, il procède d’un certain classicisme en ce sens qu’il ne bouleverse pas les données de son art, qu’il en respecte les bases. Choix légitime puisque sans cela il ne pourrait exprimer les variations des réseaux divers constitutifs des physionomies. Cela le rapproche de certains portraitistes qui travaillent pour la presse américaine, donnant, au fil de l’actualité, des instantanés de leurs modèles. A ceci près que Jacques Basse ne se situe pas dans l’écoulement du temps dont il figerait quelques instants privilégiés de la vie d’un homme. Il travaille hors du temps. S’inspirant d’une photographie, il déjoue l’éphémère. Il en dégage l’identité durable poinçonnée à l’eau forte de la vérité. Le visage de son modèle se transforme alors, par la force du trait, en une écriture qui ne ressemble qu’à lui.
Hyères Septembre 2008 Jean-Max TIXIER