Dossier diverses recensions

RENCONTRE Avec Jacques BASSE, Artiste Peintre, Poète Depuis plus de 10 ans travaille sur une collection de portraits au crayon, collection qui compte maintenant quelques 1500 pièces. L’originalité de celle-ci réside dans le fait que tous ces portraits sont dédicacés. Un ouvrage de 500 pages a déjà été édité. On peut y voir, outres les auteurs à succès, des prix Nobel, un florilège d’écrivains contemporains, l’Académie Française, l’Académie Goncourt presque au complet. Pour le spectacle, sont représentés les chanteurs et le cinéma. Figurent également des Présidents, Ministres et Princes, certains sportifs, le barreau, des chercheurs, la gastronomie, qui côtoient toute une pléiade d’universitaires. Des hommes de foi sont aussi présents, ainsi que des poètes. La tauromachie trône avec les toreros les plus connus, la médecine est dignement exposée. La liste ne peut être qu’exhaustive, elle serait bien trop longue s’il fallait citer tous ceux qui ont fait l’honneur de leur dédicace. Il y a de la fascination à découvrir un personnage par le biais du portrait. L’échange de courrier est presque indispensable, c’est un échange de civilité, de savoir vivre mais aussi un instant de grâce, une sorte de communion. Et puis découvrir des personnages, fascinants par le savoir, par la gentillesse et la disponibilité, et souvent aussi par la modestie, est un vrai plaisir. Toutes choses qui ont du prix parce que rares par les temps qui courent ! Le portrait est un art singulier, tourné vers l’autre et vers soi même. A frôler la limite entre – voir et être vu – se dégage quelque chose de surréaliste. En observant les visages réunis dans ce livre, on peut y voir l’intensité qui règne dans ses yeux perplexes surpris voire méfiants. Cependant, un point commun unit ces personnages. Ils sont choisis pour leur rayonnement, leur charisme et l’audience qu’ils ont de par le monde. Cela fait d’eux qu’ils sont incontournables, uniques et entourés d’une certaine auréole ! Que l’on pardonne ce petit faible pour les poètes. Ne sont-ils pas les grands marchands de rêves, de la connaissance et de l’amour dont l’homme a absolument besoin pour vivre ? La bouffée d’oxygène face au trou noir. C’est l’un d’eux, Jean-Max TIXIER, qui fut à l’origine de cette collection, fournissant de nombreuses adresses, également Nicole DRANO-STEMBERG, par la suite, Jean-Claude COIFFARD, Georges CATHALO…, et bien d’autres. A eux tous, nous nous devons de dire Merci. L’un d’entre eux, probablement philosophe a dit «j’ai un visage, mais je ne suis pas un visage». Certes, derrière celui-ci il y a une âme que nous ne pouvons pas voir, mais qui nous regarde. La ressemblance est pour l’artiste le moyen de s’en approcher, mais à ce jeu, il livre aussi une part de ce qu’il est. Ainsi, toucher à la ressemblance c’est toucher à une existence à laquelle on échappe totalement. Alors au bout de compte, peut-être n’est-il pas facile de pouvoir dire «ceci est moi» ! Le Portrait, Dans le dessin du portrait, une certaine affection se révèle avec la naissance de la ressemblance. Au fur et à mesure où le dessin progresse, ce sentiment s’amplifie et crée un lien affectif qui grandit peu à peu. Là peut-être se trouve une explication à cette attirance pour le portrait ! Qu’y a-t-il derrière et au-delà de ces bribes d’informations données par quelques traits de crayon ? Frontière du possible, qui dessine l’extérieur pour révéler l’âme. – 1 – Le visage est unique. Il est charme rieur ou bougon, beauté figée ou mouvante, visage nostalgique, visage romantique, visage enjoué triste gai…, mais toujours unique. Oser y mettre des traits. Flirter avec la ressemblance par un rendu jusqu’à l’ultime détail est un bonheur suprême, et le tracé poussé avec adresse jusqu’à l’âme devient un privilège. Le bouger immobile est devenu expression. Alors, le dessin peut être bouleversant d’intimité par ses transparences, comme la pureté de la lumière qui ne s’exprime que dans l’ombre. Se retrouver seul avec lui, et ne pas craindre sa critique, comme si l’artiste était sûr de son fait. Cependant, quel apaisement et qu’elle reconnaissance, lorsque la ressemblance est révélée par «Ces visages radieux qui vous remercient du regard». Jacques Basse, penché sur des visages qu’il contemple et que le temps dépeint. Biographie, d’un individu qui est l’égal de bien d’autres. Il est comme tout un chacun, plein de bosses, de trous, plein de bleus et rempli de cicatrices indélébiles. Un passage tardif et rapide aux Beaux Arts lui donne la conviction que là, réside son destin ! Mais les aléas de la vie en décident autrement ! Les pinceaux un temps assouvissent sa passion : avec quelques prix glanés çà et là, quelques expositions aux cimaises incertaines… Puis arriva…. Le «crayon» ! Et la révélation, avec le portrait. Les poètes lui donnent raison, un à un, il les croque. Sa nourriture de tous les jours depuis plus de dix ans ! Devenu boulimique, il persiste et ne sait s’il s’arrêtera un jour.. ! Ô vous poètes de tous horizons, avec quelle humanité, gentillesse, disponibilité, vous l’avez accueilli, à l’égal de vous-même, comme jadis Horace l’a dit «ut pictura poésis». A la vérité, il n’est qu’un allié substantiel. Par nature, il est adepte des choses faciles. S’il réussit dans ce domaine, c’est sans mérite ! Et, s’il est vrai que l’on récolte ce que l’on sème, les louanges faites par certains sont pour lui trop excessives ! Il sait que «Personne ne survit au fait d’être estimé au-dessus de sa valeur». Dernier point, en vérité, nul ne peut lui voler les instants de bonheurs pris à cette tâche. Il y consacre tout son temps avec délice, et aussi avec déraison. Un équilibre bien mystérieux, qui fait penser à un grand écart !
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Ouvrages déjà parus : ANTHOLOGIE 1 (Editions Rafael de Surtis), ANTHOLOGIE 2 (Editions Rafael de Surtis), ANTHOLOGIE 3 (Editions Rafael de Surtis), ANTHOLOGIE 4 (Editions Rafael de Surtis).

– 2 – VISAGE DE POESIE Pensant à la rencontre de ces deux mots,visage et poésie, je songe à cet autre titre, si fort, du poète Henri Meschonnic, Tout entier visage, mais aussi à maintes pages d’Emmanuel Levinas sur l’expérience du visage. Car ce que donne à voir Jacques Basse ce sont exclusivement des visages, une théorie de visages, ceux d’hommes et de femmes, poètes de notre temps, qu’il a rassemblés, dessinés d’un trait à la fois tendre et extrêmement précis, hommes et femmes qui marquent notre littérature par leurs écrits et dont les visages, ouverts, offerts sur la page, transcendés par le dessin, semblent nous inviter, parfois même pour certains nous appeler. De Marie-Claire Bancquart à Claude Vigée, de Gabrielle Althen à Jean-Pierre Verheggen, d’Henry Bauchau à Christian Prigent, etc. Invite au dialogue, invite à rendre regard au regard qui sourd de la page, d’une façon souvent mystérieuse, invite à la question : qui es-tu, qui êtes-vous, toi, vous, dont le visage m’est donné à voir ? Que donnes-tu de toi, que donnes-tu au monde, toi dont le lecteur scrute les traits, placé dans une position nouvelle par rapport à telle ou telle personnalité par le décalage induit par le crayon de Jacques Basse ? L’immédiat sans appel de la photo semble ici déjoué, le travail de reprise et d’élaboration de la photo par l’artiste, son crayon, sa plume, sa main, ouvre un nouveau territoire, instaure un rapport différent, renouvelé à l’image de l’autre. Dans leur mystère intact mais aussi dans leur fraternité, tels se présentent-ils tous. Nous sommes habitués à la vitesse, des visages nous en voyons apparaître puis disparaître des milliers chaque jour, au rythme du rafraîchissement d’un écran de télévision ou d’ordinateur, selon le tempo effréné de l’actualité. Jacques Basse lui les arrête, en suspend l’apparition disparaissante, sans pour autant les figer. Et c’est alors comme s’il leur donnait leur vraie vie et qu’il rendait tel ou tel tout entier visage, tel qu’en lui-même, hors du temps. Accessible donc à la contemplation de celui qui, feuilletant ces pages, rend en fait visite à ces écrivains. Ici, rien que par l’arrêt sur image, puisque tous les dessins sont exécutés d’après des photos par le tracé, les lumières dans le papier, le jeu du crayon avec la surface, le rendu des ombres, par ce qu’il souligne ou ce qu’il masque, le visage s’exprime, se donne. Libre à chacun alors de mettre en rapport le visage et l’oeuvre, d’entendre la « voix » des textes écrits ou lus. Car Jacques Basse s’est attaché, chaque fois que possible, à donner, en regard de chaque portrait, un court extrait de l’oeuvre, souvent inédit et manuscrit. Par cette approche des poètes, Jacques Basse se joue des innombrables clivages qui parcourent le monde de la poésie et il fait se côtoyer ici des êtres qui ne le feraient pas nécessairement de façon spontanée dans la vie ! Par son talent, son ouverture d’esprit et son attention à l’autre, il donne à voir, dans sa vérité, l’extraordinaire diversité et l’immense richesse du paysage de la poésie aujourd’hui, en France et ailleurs. Le trouble, l’attrait, l’intérêt que suscitent tous ces regards tournés vers le lecteur sont aussi une invite puissante à lire ces poètes, à entrer dans leur oeuvre.

Florence TROCME –
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3- BASSE TRAIT POUR TRAIT On pourrait croire définitivement close la période faste du portrait. Pour de nombreuses raisons, que je ne développerai pas ici, de nombreux artistes contemporains ont jeté le discrédit sur le dessin, que certaines écoles des beaux-arts n’enseignent même plus. La maîtrise de cette discipline ne serait plus nécessaire à l’épanouissement du talent d’un « plasticien » – horrible mot qui ne correspond plus à rien – et s’avèrerait même nuisible. On ne cherche plus la ressemblance ni même la représentation. C’est oublier un peu vite que le dessin est une écriture interprétative de la réalité par laquelle s’exprime une sensibilité originale. La ligne ne se distingue pas par la fidélité à l’objet qu’elle trace. Toujours interprétative, elle lui ajoute une dimension qu’il n’avait pas à l’origine. Il ne s’agit pas seulement d’habileté technique, quoiqu’un artiste soit d’abord un artisan. On reconnaît le dessinateur à son écriture. On le suit à sa trace. Je voulais dire cela avant de traiter de l’oeuvre de Jacques Basse, de dire sa fascination pour les visages, principalement pour ceux des poètes qui sont comme modelés de l’intérieur, couturés de secrets. Les joies et les douleurs ont posé sur chacun un masque qui l’identifie. L’expérience des mots les a enrichis de façon singulière et chacun veille sous son propre feu intérieur. Je crois que c’est ce que Jacques Basse s’efforce de traduire par l’exigence du trait. Il hachure minutieusement un fragment de temps qui dit l’éternité. Il fouille de la pointe du crayon dans le foisonnement de la vie dont il livre des instants saisissants. J’ai envie de dire que dans le traitement quasi chirurgical du visage réduit à ses lignes de force, il en use comme avec un scalpel. La ligne au net tracé circonscrit l’essentiel. Mais, de l’ensemble des traits distribués sur la page, émerge la vérité d’un homme. Une mystérieuse lueur noire accomplit le regard. Jacques Basse est, par sa maîtrise, un magicien du trait. Certes, il procède d’un certain classicisme en ce sens qu’il ne bouleverse pas les données de son art, qu’il en respecte les bases. Choix légitime puisque sans cela il ne pourrait exprimer les variations des réseaux divers constitutifs des physionomies. Cela le rapproche de certains portraitistes qui travaillent pour la presse américaine, donnant, au fil de l’actualité, des instantanés de leurs modèles. A ceci près que Jacques Basse ne se situe pas dans l’écoulement du temps dont il figerait quelques instants privilégiés de la vie d’un homme. Il travaille hors du temps. S’inspirant d’une photographie, il déjoue l’éphémère. Il en dégage l’identité durable poinçonnée à l’eau forte de la vérité. Le visage de son modèle se transforme alors, par la force du trait, en une écriture qui ne ressemble qu’à lui. Hyères Septembre 2008
Jean-Max TIXIER

Jacques BASSE, portrait d’un portraitiste… MINE DE RIEN tout doucement, à Jacques Basse L’âme du portraitiste a ceci d’admirable qu’elle vit de déplacements incessants. Elle observe et se met à l’œuvre de retranscriptions attentives. Elle me fait songer dans une chambre de ma mémoire à l’âme du copiste dans le scriptorium qui, voué à une solitude éclairée, entreprend sa tâche journalière. Une tâche réglée de façon remarquablement minutieuse ; et partant de cette contrainte forte et consentie, qui se libère dans un instant toujours original, c’est-à-dire singulier. Oui, tout l’art du copiste est là : copier en unique exemplaire.
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– 4 – Or c’est bien là le mouvement de l’âme que je perçois chez le portraitiste, dans un rythme en diastole, systole : le temps pour le regard, le geste de transmettre. J’aime en profondeur cette démarche de « prime abord », de première ouverture, cette capacité d’aller à l’autre, si menacée à l’époque actuelle alourdie par les débris d’effusion d’elle-même en toute circonstance, j’aime ce désir toujours réactivé de rendre visite à la vie de celui qui n’est pas soi-même en son visage regardé. Se différer de sa propre existence pour accueillir dans le lien à la personne rencontrée une connaissance du monde est une éthique, tout autant qu’une esthétique. Le temps pour le regard découvre, observe, remarque, admire, peut s’inquiéter. Quelle que soit l’hypothèse, il reçoit. Quant au geste de transmettre, il est une forme d’enluminure, au sens premier du terme. Il tient de la décoration qui n’est pas, et n’a jamais été l’art médiocre que certains esprits présomptueux dénigrent ; il fait aussi écho à l’illumination, telle que Rimbaud, nourri par son séjour à Londres de vocabulaire anglais, l’a désirée : comme un surinvestissement de la scène ordinaire dans le fol espoir d’éveiller le « Je est un autre » pour que « le cuivre s’éveille clairon », et qu’il n’y ait rien là que d’ordinaire. L’enluminure est à la fois ceci et cela, et quand elle s’entreprend de façon juste, il me semble qu’elle se tient très exactement à équidistance de ces deux pôles. Enluminer, c’est mettre en pleine lumière. Exposer au jour, sans fard et sans effet, sans faux dépouillement, non plus. En somme, se révéler à soi-même. C’est faire acte d’une fidélité au témoignage reçu : ici un manuscrit, là un visage. Le portraitiste à présent opère à son atelier. Je l’imagine à son crayon autodidacte, travaillant sur un cache à biseau en jonc blanc. À mille lieux de la dictature de l’homogène, il dessine. J’aime ce mot de « dessiner ». Le portraitiste dessine dans la brièveté et la souplesse comme il réaliserait des figures sportives, en patinage sur glace par exemple. Le dessin n’intimera aucun destin, ne visera aucun dessein qui excède ce moment-là. Le portraitiste est prompt ; il s’exécute, comme une partition et non comme une proie ; ici ni chasseur ni gibier, seule la promesse d’un visage. La table, le canson et les boules de gomme. Il se manque parfois, dit-il, mais la plupart du temps, se réalise. Comme on vient à bout d’une réussite. Avec la justesse de la figure obtenue. Ainsi la boucle se résout-elle. Après le temps du regard de jadis, le temps du geste, de la mine, de la pointe aiguisée, au prix de quelques effacements, vient le temps du don nécessaire. Le cœur s’apprend dans le deux qui apprend à devenir trois. C’est là, dans ce rythme ternaire découvert que l’âme du portraitiste trouve le mieux sa joie pour instruire la nôtre. Voilà pourquoi, me souvenant que son crayon sait aussi devenir rieur, j’offrirai volontiers, avec tous les « portraités » croqués un jour par sa main agile, cette simple devise, en signe de remerciement et pour valoir ce que de droit: « à Jacques Basse, mine de rien ».

Dominique Sorrente Aéroport de Nîmes Garons, Visages de poésie, de Jacques Basse
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(note de lecture de Georges Cathalo) Depuis quelques années, l’artiste Jacques Basse s’est lancé dans une folle et utopique entreprise qui consiste à dessiner au crayon le visage de centaines de personnes à partir de photos. Après avoir réalisé le portrait de célébrités de tous les domaines, il s’est focalisé sur l’univers des poètes et leur fréquentation poussée a fait que désormais il s’en tient presque exclusivement à cette catégorie. C’est ainsi qu’il a regroupé en deux tomes deux cents dessins au crayon. Ici, pas de mesure prioritaire puisque chaque poète a droit au même traitement : il doit dédicacer au dessinateur l’un des deux portraits effectués (en conservant le second signé par l’artiste), puis il doit fournir un poème dédicacé, inédit de préférence, poème accompagné d’une biobibliographies. Ainsi, pour ces «Visages de poésie », les poètes sont présentés de façon équitable dans l’ordre alphabétique de leur patronyme. Ce choix a l’immense mérite de niveler les ego et de respecter les différences. Le résultat est impitoyable car la mise en parallèle des contributions révèle des aspects inattendus de certains poètes. Cette lecture peut même se révéler accablante pour certains qui se sont contentés d’une plate dédicace ou d’un vieux poème impersonnel, quand ce n’est pas un étalage intempestif de récompenses honorifiques depuis la médaille vermeil glanée au concours poétique de Trifouilly jusqu’au livre impérissable publié aux éditions de la Postérité ! La passion qui anime Jacques Basse n’a d’égale que sa générosité et le résultat de cette initiative dépasse les espérances du concepteur. Chacun de ces tomes peut se lire comme une ouverture à l’univers complexe de la poésie vivante, bien plus instructive que certaines anthologies ou panoramas prétentieux. On y devine les vrais orgueilleux et on y repère les faux modestes. On y découvre les vrais lyriques et l’on y démasque les faux Maintenant, il faut évoquer ici la maîtrise technique de l’artiste qui, à partir d’une simple photo, parvient à donner une image très réaliste des poètes. Le crayon scalpel de Jacques Basse agit comme un véritable révélateur qui met à nu la personnalité de chacun. Les graphologues et les visagistes vont trouver là un riche terrain d’observation. Enfin, cette anthologie va permettre à chacun de découvrir des dizaines de poètes inconnus, de renouer avec des auteurs que l’on sait trop discrets et de relire certains autres que l’on avait eu tort d’aborder trop rapidement Le tome 1 s’ouvre sur les préfaces avisées de Florence Trocmé et du regretté Jean-Max Tixier et se referme sur une sobre 4ème de couverture de Jean Joubert. Pour le tome 2, les préfaces sont de Michel Cosem, Guy Allix et de Jean Billaud et la 4ème de couverture de Jean-Luc Pouliquen. Autant de références qui sont là pour encourager l’artiste dans sa folle entreprise. Ce qu’il faut dire enfin c’est que ces deux ouvrages sont superbement imprimés sur papier ocre par les Presses de Mondial Livre à Nîmes et que les reproductions sont impeccables Le site de Jacques Basse (très nombreuses reproductions de portraits) Rafael de Surtis éditions – 7 rue Saint-Michel – 81170 Cordes Ici, portraits de Yves Bonnefoy, Nicole Brossard, Michel Butor, Pierre Oster et Edith Azam Contribution de Georges Cathalo Jacques Basse : Visages de poésie Quelques critiques parues dans diverses revues poétiques « Jacques Basse a choisi le visage comme centre d’interrogation du mystère humain. Par le dessin, il restitue celui du dehors et celui du dedans, mêlant ainsi l’apparence première à un mouvement interne de l’âme qui a fini par se fixer dans la forme du regard, la géographie des rides ou la position des lèvres. En prenant pour modèles des poètes, il a donné une intensité supplémentaire à sa démarche. Il a permis en effet de mettre en regard sa propre création avec celle de ces artisans du verbe qui ont, quant à eux, choisi les mots pour transcrire des émotions, des images et des rythmes, dictés par une voix intérieure. De cette rencontre est née une alchimie unique. Une double approche de l’être, par le trait et le poème, une approche qui se renouvelle avec chaque poète ».
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Jean-Luc POULIQUEN « … Jacques Basse s’efforce de traduire par l’exigence du trait. Il hachure minutieusement un fragment de temps qui dit l’éternité. Il fouille de la pointe du crayon dans le foisonnement de la vie dont il livre des instants saisissants. La ligne au net tracé circonscrit l’essentiel…. Une mystérieuse lueur noire accomplit le regard. Il est par sa maîtrise, un magicien du trait… ».

Jean-Max TIXIER « … Jacques Basse par son approche des poètes, se joue des innombrables clivages qui parcourent le monde de la poésie, et fait se côtoyer ici des êtres qui ne le feraient pas nécessairement de façon spontanée dans la vie ! Par son talent, son ouverture d’esprit et son attention à l’autre, il donne à voir, dans sa vérité, l’extraordinaire diversité et l’immense richesse du paysage de la poésie aujourd’hui, en France et ailleurs. Le trouble, l’attrait, l’intérêt que suscitent tous ces regards tournés vers le lecteur sont aussi une invite puissante à lire ces poètes, à entrer dans leur oeuvre».

Florence TROCME« … A Jacques Basse, dont le dessins subtil capte le dessein des poètes… ».

Georges Emmanuel CLANCIER« …Jacques Basse, accompagnateur de poètes…

Yves NAMUR« … Pour Jacques Basse, et ses portraits inspirés qui savent décrypter l’alliance mystérieuse du poète et de l’artiste… ».

Bernard MAZO

« …Jacques Basse est un peintre qui aime la poésie et entend la faire partager par ses portraits d’auteurs, portraits parfois plus vrais que nature sachant capter l’alchimie intérieure des mots… ».

Michel COSEM –

7 – « …Jacques Basse présente un travail élaboré réunissant portraits de poètes et poèmes. Cette synthèse peut être une nouvelle approche, un support et un tremplin, à l’étude et à la connaissance de la poésie contemporaine… ».

Michel BAGLIN

« …Jacques Basse, poète en dessin, qui, à travers les visages a une si belle intuition de la vie intérieure… ».

M.C. BANCQUART

« … Jacques Basse qui dessine comme il vit, dans la lumière des poèmes… ».

Pierre DHAINAUT

« … Jacques Basse, voisin des poètes, avec son crayon il les surprend, les fixe sur ses papiers pour ne perdre ni leur visage ni leurs mots… »

Nicole DRANO-STAMBERG « …

Jacques Basse, généreux rassembleur de ce qui est disséminé… ».

Gaspard HONS « …

Jacques Basse, qui met généreusement son art double au service de la poésie… ».

Claire MALROUX

« … Jacques Basse, dont le crayon inspiré sait aller chercher l’ombre des mots à la mine de plomb jusque sur un visage… ».

Jean-Michel MAULPOIX

« …Pour Jacques Basse par delà l’Atlantique, la rencontre de créateur d’images… ».

Pierre NEPVEU

« … A Jacques Basse, puisque le regard qui voit pousse vers la main qui crée le désir de représentation dans un mouvement de rencontre et d’amitié… ».

Bernard NOEL « …

Merci de la communauté d’écrivains réunie par votre travail pictural… »

.Madeleine OUELLETTE-MICHALSKA

« …La main qui comprend… ».

Jean-Pierre SIMEON

« … Jacques Basse qui a su me regarder et me voir… ».

Salah STETIE

« … A Jacques Basse, pour son dessin si expressif et si vrai… ».

Claude VIGEE

« … A Jacques Basse qui chasse les âmes comme on chasse les papillons. Merci pour sa belle collection de regards… ».

Colette GIBELIN

« … A Jacques Basse, en le remerciant de se pencher sur les poètes, et de les rejoindre dans leur quête… ».

Gilles LADES

« … A Jacques Basse qui sait tendre aux poètes un miroir qui respire… ». Jean-Pierre LEMAIRE –
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8 – « … La talentueuse « main de l’œil » qui scrute l’être profond… ».

François Bernard MICHEL

« … A Jacques Basse qui réunit dans ses traces et portraits, la famille dispersée des poètes… »

.Luis MIZON

« … A Jacques Basse dont le crayon scrute le mystère des visages, et fait surgir cette étonnante galerie où portraits et poèmes tissent leur reflet… ».

Jacqueline ST JEAN« …

A Jacques Basse qui tisse l’ombre et l’enluminure dans le rêve des cormorans… ».
Paul SANDA

« … Pour Jacques Basse au nom de l’amitié qu’éclairent les mots et les traits… ».

Yves UGHES

« … Jacques Basse dont le dessin donne vie et parole au moindre trait… ».

Jean VERDURE

« … A Jacques Basse pour sa saisie simultanée de l’instant et de la permanence… ».
Jean BILLAUD

« … Jacques Basse qui scrute tant de visages où s’effaçant, se devine toujours un peu de l’inquiétude réfugiée dans le sien… ». Lionel BOURG

« … Jacques Basse souligne, à travers ses portraits, souligne l’absence pour révéler la présence… ».Enan BURGOS

« … Au coin du sourire toujours affleure une émotion, si Jacques Basse vole les âmes avec talent, c’est qu’il porte en lui le feu… ». Guénane CADE

« … Merci à Jacques Basse pour cette recherche des traits que le temps imprime sur le visage et que le poète essaie de traduire en mots… ». Franck CASTAGNE –
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9 – Ouvrages déjà parus : ANTHOLOGIE 1 (Editions Rafael de Surtis) ALHAU ALTHEN ALYN ANCET ATALLA BADESCU BANCQUART BARNAUD BAUCHAU BAUDE BEAUCHEMIN BEAUSOLEIL BEKRI BENEZET BENJELLOUN BERGOUNIOUX BLUA BONNEFOY BROGNIET BROSSARD BROUSSARD BUTOR CABRAL CHAMBAZ CHAMOISEAU CHAPPAZ CHEBEL CHESSEX CLANCIER COSEM CRICKILLON DARRAS DEGUY DELOUZE DELUY DETAMBEL DHAINAUT DIMANNO DORION DRANO DRANO-STAMBERG DREYFUS EMAZ ENGELBACH ENQUIST FREIXE GAGNON GARNIER GELLE GOFFETTE HONS JACCOTTET JOUBERT KHOURY-GHATA KUNDERA LAMART LAMBERSY LEUWERS LOUIS-COMBET LOVICHI MALROUX MARC Alain MASSET MASSON MAULPOIX MAZO MESCHONNIC MOUSSEMPES NAMUR NEPVEU NOEL ORIZET OSTER OUELLETTE OUELLETTE-MICHALSKA PARA PONCET PONS PRIGENT RANCOURT REDA ROMBI SABATIER SACRE SAID SANGUINETTI SANS SIMEON STETIE SUEL TACHE TEMPLE TIXIER TORNAY TROCME UGHETTO VERHEGGEN VIGEE VILLAIN XUEREB. ANTHOLOGIE 2 (Editions Rafael de Surtis) ADDE. ALBAREDE ALLIX APPERCELLE ARANJO ARSEGUEL AZAM BAGLIN BASTARD BEC BELIN BELLEVEAUX BER BIGA BILLAUD BLANCHON BONHOMME BORRIAS BOURG BREMOND BROC BRUNEEL BURGOS CADE CALVET CASTAGNE CAZENAVE CENDO CHAGUE CHAMBON CHAMPON-CHIRAC CHARTRON CHEVAIS CHRISTIEN CLANCIER G E CLEMENS CONTAMIN COUQUIAUD CREISSAC DAGTEKIN DAGUET DAUPHIN DESCHIZEAUX DJEFLAOUI DUBOST ENGEL-ROUX FLORY FOURNEL GARDES GAUDIN GENESTE GIBELIN GODBOUT GONOT HEURTEBISE HIRIART JEAN Guy JOSSE L’ANSELME LAABI LAC LADES LAUR LE PEVEN LEMAIRE LEVEQUE LIBERT LUMINET MACHET MATHE MICHEL MIGOZZI MIZON MONTMANEIX MOORHEAD MOULIN ORDATCHENKO PORTANTE POULIQUEN PRIOULT RICARD ROUMAGNAC ROUQUETTE ROUZET SAINT-JEAN SALAGER SANDA SOLETTI SORRENTE TARDIF TIBOUCHI UGHES VALLOTON VAN LANGHENHOVEN VARGAFTIG VEDRINES VERCEY VERDURE VINAS WASSELIN. ANTHOLOGIE 3 (Editions Rafael de Surtis ) AUBAUDE AUXEMERY BARON BENOIT BERNARD BERTHOLON BESSA BIANU BLAINE BLANCHARD BOUCEBCI BOULIC BOURNIQUEL BRARD BRIET BURGHELLE-REY CAILLEAU CATHALO CHATARD CHAUMORCEL CLERY COHEN-ABBAS COIFFARD COMBES COMMERE COMTE-SPONVILLE CONFIANT COULIOU DANJOU DAVIAUD DE BRANCION DE CORTANZE DE JESUS-BERGEY DOBZINSKI DOMS DOUCEY DUBOIS DUROCHER DUTAILLY EMORINE FELS FORGEOT FRECHETTE FRIGGIERI GDALIA GIUSTI GLOAGUEN GLUCK GOUGAUD GRASSET GROUIX GUENEGAN GUNZIG HALBERT HEMMEN JEAN Raymond LAMOUREUX LAVAUR LE GOUIC LE MOIGNE LEJARD MACE MAXENCE MENACHE MESTAS MOIGN MOMMEUX MONTICELLI MORILLON-CARREAU MOUNIC NEDELEC NICOL PAOLI PARIZE PAYEN-APPENZELLER PERAGALLO PERRON PERSINI-PANORIAS PEY PILLET PONCET-RIMAUD PROUTEAU RAPHANEL REEVES REMY RENOUF ROCHA RUGHOONUNDUN SANCHEZ SCOTTO SEDAKOVA SEMPRUN SENE SIMON Antoine SIMON Eric THEBE THROO TORRI WELLENS WELTER René –
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